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Les 19,20,22,24 

à 19h00

et le 29 août à 18h00

Durée : 40 min

Texte : Anton Tchekhov

Mise en scène : Florent Hu

 

Avec : Florent Hu, Marion Lambert, Anthony Boullonnois

Administration & production : Collectif Pampa - Loyse Delhomme et Chloé Signès

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RÉSUMÉ

 

Cette pièce courte met en scène le personnage d’Elena Ivanovna Popova, jeune veuve éplorée ayant perdu son mari quelques mois auparavant. Depuis, retirée du monde, refusant de sortir et de recevoir chez elle, elle vit en ermite. C’est l’arrivée de Grigori Stépanovitch Smirnov qui fera voler en éclat son désir de tranquillité et sa retraite endeuillée. Propriétaire terrien avide de récupérer la somme des dettes que le défunt mari lui devait, il ne compte pas repartir sans
son dû. La misanthropie de l’une, pressurisée par l’intérêt financier de l’autre, lui-même oppressé par des créanciers pressants, fera éclater une rivalité palpable entre les deux protagonistes. Cette rivalité les mènera même jusqu’à se provoquer en duel au revolver.

NOTE D'INTENTION

Pour cette pièce, le point de départ du travail a été le désir de faire du public un personnage à part entière. Le but n’était pas seulement de briser le quatrième mur par le biais d’apartés, mais bel et bien de trouver un moyen pour que le public soit à la fois juge et acteur de l’action. Très inspiré par une forme de théâtre performatif dans laquelle le public peut aussi être un moteur, ce qui est un terrain de jeu passionnant, l'envie première a été de délier sa parole. De cette manière, ce qui se passe entre Popova et Smirnov, se retrouve transposé dans une sphère publique dans laquelle les spectateurs ont le droit de prendre parti, de s’exprimer, de revendiquer une parole et d’en rejeter une autre. 

L’Ours est une pièce fantastique pour cela, puisqu’elle nous livre des réquisitoires excessifs contre les hommes et les femmes, chaque personnage étant le fruit de leurs expériences malheureuses passées. «L’homme est fidèle et constant en amour ? » ricane la jeune veuve, blessée par les infidélités de son mari et ses absences nombreuses. Smirnov, lui, déplore le temps et l’argent perdu par les femmes, non sans regretter son parti-pris en faveur de l’émancipation féminine. Le potentiel majeur de cette pièce réside en sa capacité de faire résonner un texte du XIXème siècle à notre époque, traversée par l’évolution de la place de la femme et par des remises en question profondes, sur les comportements et les stigmates genrés. Cette mise en scène se propose de pousser jusqu’au bout le potentiel politique de la pièce ; politique au sens de la polis, la cité, le corps social lui-même, et de rendre compte d’un drame privé, domestique, comme sur la tribune d’un théâtre élisabéthain.